dimanche 12 juin 2016

Pourquoi réduire ses déchets #3



Là je sens un regain d'attention !

Mais parlons d'abord de nos communautés de communes ou collectivités :


Dans son rapport sur les déchets de 2015, l'ADEME nous apprend que la gestion des déchets a couté en 2012 à nos collectivités locales 16 500 millions d'euros et que ces dépenses augmentent de 5% tous les ans depuis 1990.

Cette augmentation du coût est lié d'une part à l'augmentation du volume de déchets à traiter et d'autre part à l'augmentation de la qualité des structures de retraitement des déchets coutant plus chères mais permettant de mieux traiter.

Pour financer ces coûts les collectivités perçoivent :
  • les recettes de ventes de matériaux issus du tri, d’énergie issue de la production d’énergie ou de compost issu de la valorisation organique ;
  • les soutiens versés par les éco-organismes, pour la collecte des emballages par exemple (Eco-Emballages, Adelphe) ;
  • les aides publiques (État, ADEME, Agences de l’eau, régions, départements…).
Le reste à charge s'élevant à 85 euros HT par habitant en 2012 sera pris en charge par les taxes locales.

16,5 millions d'euros, ça me parait énorme. Mais ce qui me chagrine dans ce gaspillage c'est que nos collectivités locales sont aussi compétentes dans bien d'autres domaines qui nous concernent :
  • les écoles préélémentaire et élémentaire,
  • les infrastructures (salle de spectacle, de sports, bibliothèques … routes),
  • l'aide à la vie associative et sportive,
  • l'action sociale (crèches, centres de loisirs, personnes âgées, ...) … 

On en ferait des choses avec 16,5 milliards d'euros !


Et plus personnellement ?

Quelques gestes simples, conforment à la démarche zéro déchet peuvent faire faire des économies :

- fabriquer ses produits maison, par exemple,

  • un yaourt bio maison revient à 15 cts, en grande surface 35 cts
  • une lessive maison 40 cts le litre, en grande surface entre 2 et 5 euros le litre
  • une crème visage à l'huile d'argan bio maison 2,20 euros les 50 ml, en grande surface de 9 à 11 euros les 50 ml
              -- prix constaté dans les grandes surfaces de ma région, 44 --
-- soyons honnête, j'ai choisi quelques exemples de  produits pour lesquels la différence était notable. J'ai comparé à qualité égale : yaourt bio en pot de verre, lessive bio, crème visage bio --

- acheter des produits d'occasion, troquer, donner …
- faire le marché

Les économies faites pourront ainsi être réinvesties dans une alimentation de meilleure qualité et pourquoi pas bio.

C'est le choix que nous avons fait et avec un grand plaisir.

Aujourd'hui le vrac existe surtout en magasin bio, même si la proposition commence à s'élargir, notamment en grandes surfaces ou en épiceries Zéro déchet. Il y a  plus de 2 ans j'ai découvert les magasins bio en recherchant du vrac. Maintenant il me semble que la démarche zéro déchet est indissociable d'un mode de vie respectueux de l'environnement et donc du mode de production bio. En achetant des produits de base en vrac, en délaissant les produits manufacturés nous avons fait des économies qui nous a permis d’accéder à une alimentation plus saine majoritairement bio. C'est le vrai gros avantage que j'y vois et c'est ce qui ne me fera pas changer d'avis.

1 commentaire :

  1. C'est rassurant de voir que le zero déchet se popularise !! Je ne sais pas si je fais beaucoup d'économie mais au moins je contribue un petit peu à laisser souffler la planète ! petite goutte d'eau dans l'océan ! mais si chacun y met du sien, cela ira dans le bon sens !

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